Le jeûne : Se nourrir sans manger

Cela peut nous paraître fou. Ne rien manger pendant une semaine !

Et pourtant, le jeûne existe depuis qu’il y a la vie sur terre. Les végétaux hivernent, les manchots jeûnent pendant de longs mois pour couver leurs œufs, c’est une question de survie de l’espèce.

Le jeûne était donc connu des premiers homo sapiens. Les disettes, les famines étaient fréquentes. Notre corps s’est équipé pour y résister.

« Notre programme génétique n’est pas adapté pour stocker de la graisse sans opérer un déstockage régulier » Alain Huot

Jeûner volontairement, c’est retrouver nos racines, notre juste place au sein du vivant.

C’est aussi porter une attention toute particulière à notre corps, écouter ses besoins, sentir sa pulsion de vie, son don d’auto-régénération.

Pendant le jeûne, le corps va se nourrir de ses réserves et se nettoyer notamment des cellules malades ou en fin de vie (autolyse).  Libéré de ses tâches digestives, il met à profit ce temps de pause pour s’auto-restaurer tant au niveau physique que psychique.

La sensation de faim se dissipe rapidement et l’énergie est là pour marcher, bouger, danser, chanter, nager, …
Le jeûne de type Büchinger que nous proposons est une démarche volontaire de bien-être et de prévention.

Le docteur Otto Büchinger (1878 – 1966) s’est soigné d’une polyarthrite rhumatoïde en jeûnant. Convaincu par son expérience, il a créé une clinique du même nom en Allemagne.

Toute personne en bonne santé ou dont le médecin traitant ou un médecin de l’Académie Médicale du jeûne valide la pratique du jeûne de type Büchinger est la bienvenue pour jeûner chez nous.

Nous n’organisons pas de jeûne thérapeutique.

En quoi consiste un jeûne de type Büchinger ?

C’est une proposition de jeûne doux c’est à dire avec un faible apport de calories qui permet d’entrer en cétose mais de passer les différentes phases du processus du jeûne plus en douceur qu’en cas de jeûne hydrique ou l’on boit juste de l’eau.

Vous recevez donc :

  • Un demi citron et un jus de légumes et de fruits (proportion 4/1) chaque matin,
  • Un bouillon clair chaque soir,
  • De l’eau filtrée, des tisanes (drainantes, réconfortantes, détoxifiantes, …) et eaux aromatisées toute la journée.

Après environ 3 jours, le corps va puiser dans ses graisses pour fabriquer une nouvelle source d’énergie : les cétones. Au niveau hormonal, l’adrénaline et le cortisol sécrétées en début de jeûne vont laisser ensuite la place à l’hormone du bonheur (la sérotonine), sensation de tous les sens en éveil.

Jeûne ou mono-diète ?

Si vous ne vous sentez pas encore prêt.e pour un jeûne ou trop fatiguée, il est possible de faire une mono-diète (fruits, légumes ou riz semi-complet selon les saisons et vos besoins). En simplifiant la digestion, votre organisme va avoir de l’énergie disponible pour se détoxifier, se réparer tant sur le plan physique que mental. Il est aussi possible de passer en mono-diète en cours de séjour de jeûne.

Burn out : jeûner n’est pas bénéfique lorsque l’on est trop fatigué.e. Si vous avez eu un burn out, assurez vous d’avoir bien récupéré avant de vous lancer dans un jeûne (vous reposer, ENCORE vous reposer, ENCORE et ENCORE vous reposer).

Si nous constatons que vous êtes trop fatigué.e, nous vous proposerons de passer en monodiète.

 

« Demande-moi plutôt ce que le jeûne ne peut pas guérir ! Ce ne sont que quelques maladies : tuberculose, hyperthyroïdie, cancer à un stade avancé. Dans tous les autres cas, et notamment en cas de maladies chroniques, le jeûne vaut la peine d’être essayé. »

Dialogue du Dr Otto Buchinger avec sa fille.

La randonnée, notre alliée en temps de jeûne

Elle favorise l’oxygénation et l’élimination
La marche active l’oxygénation de toutes les cellules, la circulation sanguine et lymphatique.
Les toxines et toxiques concentrés vont être éliminés via la sueur, l’expiration, les urines.

Elle maintient la masse musculaire
L’activité physique permet au corps de passer maintenir sa masse musculaire. Il est stimulé à aller cherche son énergie dans les graisses corporelles.

Elle facilite l’auto-réparation du corps
Le jeûne commence par un grand nettoyage cellulaire.
Cette élimination peut parfois générer des inconforts.
Une bonne préparation, l’activité physique bien dosée et une bonne hydratation facilite ce passage.

Elle invite au partage, à la rencontre
L’expérience commune du jeûne ouvre les portes du dialogue. Le temps de la rando est un des moments privilégiés pour échanger, en toute simplicité, avec les personnes du groupe.

Elle nous connecte à la nature et à notre nature
Végétaux, animaux, humains, nous avons tous besoin d’énergie pour respirer et croître. Mais les végétaux ont cette formidable capacité de savoir transformer l’énergie de la lumière en énergie. Et si nous avions aussi, dans une moindre mesure, cette capacité ? La rando nous invite à respirer comme les arbres, à se connecter sensoriellement au vivant qui nous habite, pour se gorger d’une énergie nouvelle.

« Quand le corps se meut, l’esprit vagabonde, la pensée explore des recoins intouchés »
Sylvain Tesson

Comme tout voyage, le jeûne se prépare

L’expérience du jeûne se déroule en fait sur 3 semaines :

  • la semaine avant le jeûne, l’assiette se réduit petit à petit, certains aliments en disparaissent. Cette descente alimentaire prépare le corps et le mental à vivre l’aventure du jeûne.
  • la semaine de jeûne proprement dite, en  jeûne bien-être ou mono-diète, pour goûter autre chose, ralentir, profiter, vagabonder.
  • la semaine de reprise alimentaire, pour relancer tous les processus de la digestion, en douceur. Une étape précieuse pour prendre de nouvelles habitudes alimentaires et corporelles, prolonger les effets bénéfiques du jeûne, …

Nous vous guidons tout au long de ces semaines.